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Prospection client

Obtenir ses premiers clients en copywriting

La plupart des copywriters qui n'ont pas de client ne prospectent pas trop peu, ils prospectent trop tôt, avant d'avoir une offre à présenter et de quoi montrer ce qu'ils savent faire.

· 11 min de lecture

Personne de dos travaillant sur un ordinateur portable devant une grande fenêtre, carnet et stylo à côté

Un copywriter sans client pense presque toujours que son problème est la prospection. Il envoie des messages, personne ne répond, il en conclut qu’il faut en envoyer davantage.

Le problème est rarement là. Il est dans ce qui aurait dû exister avant le premier message : une offre précise, de quoi montrer son travail, et une idée claire du genre d’entreprise à qui l’on s’adresse. Sans ces trois choses, prospecter revient à demander à quelqu’un d’acheter quelque chose que vous n’avez pas encore défini.

Ce guide donne l’ordre à suivre, tiré de ce qu’on répète en coaching chez Copy House depuis des années. Il couvre le choix de l’offre, le type de client à viser en premier, la constitution d’un portfolio sans client, la fixation des tarifs, et ce qu’il faut dire ou ne pas dire dans un premier contact.

La réponse courte

Construisez une offre précise. Prouvez que vous savez la livrer en réécrivant des supports publiés dans votre niche. Visez des entreprises qui ont déjà une offre, une audience et des moyens, mais pas le temps d’écrire. Acceptez que la première mission serve à obtenir une preuve plutôt qu’un revenu. Et cadrez cette mission avant de commencer.

Le reste de cet article détaille chacun de ces points.

L’ordre que presque personne ne respecte

C’est l’erreur la plus fréquente, et elle est structurelle : attendre d’avoir des clients pour définir son offre. Or c’est l’inverse. C’est parce que vous vous positionnez sur une offre précise que des clients deviennent joignables, pas l’inverse.

L’ordre qui fonctionne, tel qu’il est enseigné dans les coachings :

  1. Construire l’offre, et la travailler jusqu’à ce qu’elle tienne debout
  2. Pratiquer sur la niche visée, sur des supports déjà publiés
  3. Valider une page qui présente cette offre
  4. Construire le portfolio avec ce que la pratique a produit
  5. Se rendre visible là où sont les prospects
  6. Prospecter

Une offre doit être travaillée sans relâche tant que le marché ne l’a pas validée. Et prospecter avant d’avoir un portfolio revient à demander qu’on vous fasse confiance sur parole.

Ça paraît lent. C’est plus rapide que six mois de messages sans réponse.

Se nicher sur une offre, pas sur une thématique

Beaucoup choisissent d’abord un secteur : « je fais du copywriting pour le bien-être ». C’est une façon de commencer, mais ce n’est pas la plus efficace.

Choisissez d’abord la prestation, la cible ensuite. Écrire vingt séquences d’emails vous rend meilleur en séquences d’emails, quel que soit le secteur. Écrire une page de vente, puis une pub, puis une newsletter, puis un post, vous laisse débutant partout.

Trois raisons.

L’apprentissage s’accélère par la répétition. Le vingtième livrable du même type n’a rien à voir avec le premier.

Les exemples s’accumulent. Vingt séquences d’emails forment un portfolio cohérent. Vingt formats différents forment une liste.

La prospection devient lisible. « J’écris les séquences d’emails des marques de compléments alimentaires » se comprend en une seconde. « Je fais du copywriting » n’engage aucune conversation.

La cible reste utile, mais elle sert à adapter vos exemples et votre vocabulaire. L’offre se choisit en premier.

Quel client viser en premier

C’est le point où l’intuition trompe le plus. On imagine que le bon client débutant est une petite structure qui n’a rien, parce qu’elle serait moins exigeante. C’est le pire choix possible.

La bonne distinction n’est pas « un client qui a tout » contre « un client qui n’a rien ». C’est un client qui veut déléguer contre un client qui cherche un sauveur.

Un client qui a déjà une newsletter mais ne l’envoie plus régulièrement est le profil idéal pour débuter : vous reprenez ce qui existe, et les résultats se mesurent facilement. Un client qui n’a rien attend de vous que vous construisiez tout son écosystème, ce qui est long, compliqué et mal rémunéré.

Le portrait à viser :

Le client à viser Le client à éviter
une offre qui se vend déjà une offre jamais validée
une audience existante zéro trafic
des moyens pour payer un budget qui n’existe pas
pas le temps d’écrire attend que vous fassiez tout
des process en place tout est à construire

La raison de fond dépasse le confort. Les résultats d’une mission dépendent autant du client que de vous. Un bon copywriter ne peut pas compenser une offre faible, une audience inexistante ou une entreprise incapable de convertir ses prospects. Si vous choisissez un client sans potentiel, vous ferez du bon travail sans résultat, donc sans témoignage, donc sans preuve.

Vous ne repartez pas de zéro : vous venez amplifier ce qui marche déjà. Et vous intervenez sur un maillon précis d’un système commercial qui fonctionne, pas sur le sauvetage d’une entreprise en difficulté.

Le portfolio, avant le premier client

C’est le blocage le plus courant : « je n’ai pas d’exemples parce que je n’ai pas de clients, et je n’ai pas de clients parce que je n’ai pas d’exemples ».

La boucle se casse par la réécriture.

Prenez un support publié par une entreprise de votre niche - une page de vente, une newsletter, une séquence d’emails. Réécrivez-le. Expliquez vos choix : ce qui n’allait pas, ce que vous avez changé, pourquoi.

Ce seul exercice remplit quatre fonctions à la fois :

  • il vous fait pratiquer en conditions quasi réelles ;
  • il produit une pièce de portfolio ;
  • il donne un contenu à publier sur les réseaux ;
  • il devient un support de prospection, envoyable à l’entreprise concernée.

Les exercices faits en formation comptent aussi. Un travail produit dans un cadre pédagogique reste un travail que vous avez produit.

Le format importe peu au début. Un Google Doc partagé en lecture suffit. N’attendez pas d’avoir un client pour commencer à le construire.

Et soyez transparent : en l’absence de résultats chiffrés, on assume que ce sont des cas travaillés, on montre l’avant et l’après. Ce qu’un prospect veut voir, c’est ce dont vous êtes capable.

La boucle qui s’auto-alimente

C’est le mécanisme central, et il explique pourquoi les quatre parties précédentes tiennent ensemble.

Écrivez pour des prospects ciblésfaites corriger vos meilleurs travauxintégrez-les au portfoliotransformez-les en contenu publiéces contenus déclenchent des conversations → qui vous donnent de nouveaux prospects ciblés.

Chaque tour renforce le suivant. Le travail non payé, ici, ne remplace pas une prestation vendue : il fabrique des preuves et ouvre des conversations.

C’est aussi ce qui rend la période sans client supportable. Vous ne « cherchez » pas des clients en attendant : vous construisez un actif qui les fait venir.

C’est ce que nous appelons la routine du CopyThinker, et c’est ce que nous faisons tourner chaque semaine chez Copy House :

Schéma circulaire de la routine du CopyThinker : au centre, six gestes hebdomadaires (écrire et analyser, se faire relire par un copy chief, échanger ses IA et ses meilleurs écrits, communiquer sur LinkedIn ou Instagram, alimenter son portfolio, recommencer) ; autour, cinq jalons qui s’enchaînent : des compétences, de la confiance, de la performance, un inbound anti-fragile, signer un client

Lisez-la de l’intérieur vers l’extérieur. Les six gestes du cercle sont ce que vous faites cette semaine. Les cinq jalons autour sont ce qu’ils produisent, dans l’ordre : d’abord des compétences, puis de la confiance, puis de la performance, puis une visibilité qui ne dépend d’aucun algorithme, et enfin un client.

Le mot important est le sixième geste : recommencer. Un tour ne suffit pas, et c’est précisément pour ça que la plupart abandonnent avant que ça marche.

Deux des six gestes sont difficiles à tenir seul, et ce sont ceux qui accélèrent le plus : se faire relire par quelqu’un de plus expérimenté, et confronter ses écrits à un groupe qui travaille les mêmes sujets. C’est exactement ce à quoi sert Copy House - les relectures par un copy chief, les analyses collectives et les corrections y sont la routine, pas l’exception.

Ce que vous facturez, et comment

Deux principes, et ils se contredisent en apparence.

La première mission ne sert pas à gagner de l’argent. Elle sert à obtenir de l’expérience, une preuve et un témoignage. Chercher à maximiser son prix à ce stade fait rater des occasions qui valaient bien plus que leur montant.

Ne bradez pas pour autant. Un prix trop bas signale une faible valeur, et attire les clients qui négocient au lieu de ceux qui délèguent.

Des ordres de grandeur qui reviennent chez nos mentors, sur des séquences d’emails : autour de 250 € pour dix emails sur une première vente, puis 500 € minimum ensuite, soit une cinquantaine d’euros par email. Sur des publicités, un cadrage vu en coaching : neuf publicités à 60 € pièce, plus 3 % de commission.

Facturer au livrable - un hook, un corps de pub, une publicité complète - permet de monter en volume, et de pratiquer des tarifs différenciés : plus bas pour un client récurrent, plus élevés pour un nouveau client ponctuel.

La rémunération à la performance, et ses conditions

C’est le meilleur levier quand vous n’avez pas de témoignage, parce qu’elle règle le problème du risque : le client ne paie que si ça marche.

Elle vaut mieux que le travail gratuit sur tous les plans. Elle donne de la valeur à votre prestation, elle engage les deux parties, et elle produit un résultat chiffré que vous pourrez montrer.

Mais elle se cadre avant de commencer, sinon elle se retourne contre vous :

  • la base de calcul : un pourcentage de quoi, exactement ?
  • l’attribution : comment sait-on qu’une vente vient de votre travail ?
  • le seuil : à partir de quel niveau la commission se déclenche ?
  • l’accès aux données : sans accès aux chiffres, vous ne pouvez rien vérifier ;
  • le plafond : en montant ou en durée, sinon vous rémunérez l’autre indéfiniment pour un travail livré une fois.

Ce dernier point est celui qu’on oublie, et c’est le plus coûteux.

Le premier contact

Trois choses se jouent dans les premières lignes.

Ne vous excusez pas d’exister. La première phrase installe le rapport de valeur. Se présenter comme quelqu’un qui dérange place le prestataire en dessous du prospect avant même d’avoir parlé. Présentez plutôt l’opportunité que vous voyez pour son entreprise.

Pas de compliment générique. « J’adore ce que vous faites » se voit à un kilomètre et signale un envoi de masse. Une formulation courte, directe, centrée sur le bénéfice fonctionne mieux.

Un email de prospection n’a pas besoin d’être court à tout prix. Il doit être utile jusqu’à la dernière ligne. La longueur est acceptable si chaque phrase aide le prospect à comprendre son problème, l’opportunité ou votre solution. Ce qu’il faut éviter, c’est la confusion et le remplissage.

Une technique qui ouvre bien les conversations : le spécimen. Vous réécrivez gratuitement un de ses emails ou un bout de sa page, et vous l’envoyez. Vous ne demandez rien. Vous montrez.

Et une différenciation que peu exploitent : avoir une page qui présente votre offre. Très peu de copywriters freelances en ont une, même imparfaite. Elle vous distingue immédiatement, et elle raccourcit les appels.

Le premier rendez-vous

Un bon premier appel est centré sur la personne en face, pas sur vous.

Comprenez son activité, ses objectifs, ce qu’elle a déjà tenté, ses résultats, ce qui bloque. Votre recommandation doit découler de ce diagnostic et se rattacher explicitement à son objectif.

Quand votre autorité est limitée, la meilleure preuve n’est pas une longue présentation personnelle : c’est la qualité de votre analyse. Vendez un résultat ou un livrable précis, et servez-vous de l’audit pour démontrer que vous savez le produire.

Si le chantier est important, mieux vaut proposer une solution personnalisée lors d’un second rendez-vous que d’improviser une offre à chaud.

Et présentez une seule offre, claire et rapide à comprendre. Les cas particuliers se traitent dans la conversation, pas en préparant trois formules à l’avance.

Les témoignages, ce que la première mission doit rapporter

C’est le point qu’il faut avoir en tête depuis le début : vos premiers clients servent à construire vos preuves. Les résultats, les témoignages et les cas alimentent ensuite votre page, votre présence en ligne et votre prospection.

Un cas client convainc plus qu’une formation ou une certification.

L’erreur classique, que même des coachs expérimentés reconnaissent avoir commise, est de ne pas demander le témoignage. Demandez-le, et demandez-le au bon moment : quand le client vient de constater un résultat.

Au démarrage, il est aussi légitime de solliciter des recommandations de pairs - membres d’une même formation, anciens collègues. Elles ne portent pas sur une mission client, mais sur votre sérieux et votre façon de travailler. C’est mieux qu’une page vide.

Les erreurs qui coûtent le plus

Attendre les clients pour définir son offre. L’erreur numéro un, et celle qui produit toutes les autres.

Prospecter avant d’avoir un portfolio. Vous demandez une confiance que rien ne soutient.

Choisir un client sans potentiel. Vous ferez du bon travail sans résultat, donc sans preuve.

Multiplier les offres. Une seule, claire, au début.

Accepter une performance sans plafond. Vous paierez ce contrat pendant des années.

Oublier de demander le témoignage. La mission ne sert plus à rien une fois passée.

Chercher le message parfait. Un premier contact imparfait vaut mieux qu’une approche parfaite jamais envoyée. Le meilleur canal au début est celui qui vous permet d’avoir du volume et de répéter dans la durée.

Votre checklist avant le premier message

  • Mon offre tient en une phrase qu’un inconnu comprend
  • Je sais quel type d’entreprise elle vise, et pourquoi celui-là
  • J’ai trois réécritures de supports publiés dans cette niche
  • Mon portfolio est consultable par un lien
  • J’ai une page qui présente mon offre
  • Je sais ce que je facture, et ce que je propose si le client hésite
  • Si je propose de la performance : base, attribution, seuil, accès, plafond
  • Ma première phrase présente une opportunité, pas des excuses
  • Je sais à quel moment je demanderai le témoignage

Ce qu’il faut retenir

Il n’existe pas de délai type. Certains deviennent missionnables en six mois, d’autres restent bloqués plus d’un an, et l’écart tient à la spécialisation, au volume de pratique et à la visibilité des preuves.

La confiance ne précède pas l’expérience : elle se construit en travaillant sur des projets qui existent, dans un cadre qui limite le risque.

Et vous êtes votre propre premier client. Appliquez à votre prospection les standards que vous appliqueriez à une mission : étude du marché, analyse de la concurrence, différenciation, mécanisme clair, mesure des résultats. Puis lancez-vous assez vite pour apprendre de ce qu’on vous répond.

Questions fréquentes

Combien de temps pour décrocher son premier client en copywriting ?

Il n'y a pas de délai fixe, et se donner une échéance chiffrée n'aide pas.

Dans les coachings Copy House, on voit des profils devenir missionnables en six mois et d'autres rester bloqués plus d'un an. L'écart ne vient pas du talent : il vient de la spécialisation, du volume de pratique et du fait d'avoir des preuves visibles de son travail.

Ce qui raccourcit le délai est mesurable : une offre précise plutôt que « je fais du copywriting », un portfolio qui existe, et un canal de contact tenu dans la durée.

Faut-il travailler gratuitement pour son premier client ?

La rémunération à la performance est presque toujours préférable au gratuit.

Le gratuit dévalorise la prestation et n'engage pas le client. La performance valorise le service, motive les deux parties, et produit un résultat chiffré, utilisable comme preuve.

À une condition : la cadrer avant de commencer. Base de calcul, attribution des résultats, seuil de déclenchement, accès aux données, et surtout un plafond contractuel, sinon vous rémunérez l'autre indéfiniment sur un travail livré une fois.

Comment se faire un portfolio quand on n'a jamais eu de client ?

En réécrivant des supports publiés par des entreprises de votre niche.

Une page de vente, une newsletter, une séquence d'emails : vous la reprenez, vous expliquez vos choix, vous montrez l'avant et l'après. Les exercices faits en formation comptent aussi.

Un Google Doc partagé en lecture suffit pour commencer. Ce qui intéresse un prospect, c'est de voir ce dont vous êtes capable, pas un chiffre obtenu chez un client.

Faut-il cacher qu'on débute ?

Non, et le cacher se voit.

Un débutant n'a pas besoin de masquer son niveau : il peut l'assumer et réduire le risque perçu autrement, par une mission pilote, une rémunération à la performance ou une garantie simple.

Ce qui compte face à un prospect n'est pas votre ancienneté, c'est la qualité de votre analyse de sa situation et la précision de ce que vous proposez.

Quel prix demander pour une première mission ?

Assez pour que la prestation ait de la valeur, pas assez pour que le prix soit l'obstacle.

Sur une séquence d'emails, une progression qui revient souvent chez nos mentors : autour de 250 € pour dix emails sur la première vente, puis 500 € minimum ensuite, soit une cinquantaine d'euros par email.

L'objectif de la première mission n'est pas le chiffre d'affaires. C'est l'expérience, le témoignage et le cas à montrer. Les tarifs montent après, quand les preuves existent.

Vous voulez écrire des textes qui vendent ?

Copy House, c'est un à deux coachings par jour en marketing, copywriting et IA, et des mentorats où vous écrivez pour de vrai, relu par quelqu'un qui vend avec ses textes toute l'année.