IA marketing
Écrire une page de vente avec ChatGPT : les 5 prompts
Tout le monde cherche le prompt magique, sauf que la performance d'une IA ne vient pas de la finesse du prompt - elle vient de ce qu'on lui donne à lire avant. Donc voici les cinq prompts, et surtout ce qu'il faut mettre dedans.
· 15 min de lecture

Il y a deux façons de rater une page de vente avec ChatGPT.
La première, c’est de lui demander « écris-moi une page de vente pour mon offre » et de publier ce qui sort. Le résultat se reconnaît à dix mètres, et cette reconnaissance abîme la crédibilité de la page avant même qu’on ait lu l’offre.
La seconde est plus sournoise, parce qu’elle ressemble à du travail sérieux : passer trois heures à peaufiner un prompt de deux pages, avec des rôles, des contraintes, des exemples de ton… et obtenir quand même du texte plat.
Donc avant les cinq prompts, une chose qui pèse plus lourd que les cinq réunis…
La réponse courte
Écrire une page de vente avec ChatGPT tient en cinq prompts, dans cet ordre : le persona, la structure, la Big Idea, la rédaction section par section, la critique par le client idéal. Mais la performance d’une IA en copywriting dépend avant tout de la qualité des données qu’on lui fournit, et non de la sophistication du prompt. Si votre base est riche, le prompt peut rester court : son rôle devient d’indiquer où chercher, pas de tout expliquer.
Votre prompt n’est pas le problème
C’est le constat qui revient le plus souvent en coaching, et c’est celui qu’on entend le moins ailleurs : la qualité de la sortie suit la qualité de l’entrée, pas la finesse de l’instruction.
Un exemple mesuré. Pour produire des conseils de copywriting dans son propre style, un expert a compilé et dédupliqué plus de 477 exemples de posts passés, puis les a injectés comme base de savoir dans les instructions de son GPT. Résultat : des lots de trente nouveaux conseils en quelques secondes, dont 60 à 70 % directement publiables.
Sauf que le prompt, lui, tient en quelques lignes…
… et ce qui a demandé du temps, c’est la compilation.
Donc si vous devez arbitrer entre une heure de plus sur votre prompt et une heure à rassembler vos meilleures pages dans un document, prenez la seconde. Le prompt se réutilise d’un client à l’autre, il se partage même. Vos documents, non.
Ce qu’un GPT de page de vente doit avoir sous la main :
- des exemples de pages qui ont converti, les vôtres ou celles de votre swipe file ;
- un document persona, celui de l’offre en cours ;
- un document offre : ce qui est vendu, à quel prix, avec quelles garanties et quels bonus ;
- vos textes à vous, si vous voulez que la page sonne comme vous.
Et il faut distinguer deux niveaux. Les documents génériques (frameworks, exemples de pages) peuvent venir d’un formateur ou d’un swipe file partagé, ils sont volontairement neutres. Les documents personnels (persona, offre, structure en cours) ne peuvent venir que de vous, et ce sont eux qui font l’écart entre une page interchangeable et une page qui vend.
Les cinq prompts, dans l’ordre où ils servent

Les prompts ci-dessous sont des modèles, construits sur la méthode enseignée en coaching Copy House. Adaptez-les à votre offre : ce sont les étapes et leur enchaînement qui comptent, pas les mots exacts.
1. Le persona, interrogé comme quelqu’un qu’on écoute
Le geste qui change tout ici, c’est de traiter ChatGPT comme un interviewé plutôt que comme un rédacteur. On lui assigne un rôle d’expert en études de marché, on lui donne la cible, et on lui pose des questions ouvertes.
Une recherche de persona utile va au-delà des données démographiques : elle fait émerger les douleurs, les frustrations, les désirs, les peurs, les objections, et surtout les formulations exactes du prospect. Ce sont ces mots-là que vous reprendrez dans la page.
Tu es un expert en études de marché, spécialisé dans les entretiens
qualitatifs. Je vais te décrire une cible, et tu vas m'aider à la
comprendre comme si tu l'avais interviewée cinquante fois.
CONTEXTE
- Ce que je vends : [offre en une phrase]
- À qui : [type de personne ou d'entreprise, secteur, taille]
- Dans quel contexte ils achètent : [déclencheur, urgence, budget]
- Ce que je sais déjà d'eux : [tout ce que vous avez, même partiel]
Réponds en six blocs. Dans chaque bloc, donne-moi des phrases
entières telles que cette personne les dirait, pas des résumés :
1. DOULEURS - ce qui lui coûte du temps, de l'argent ou du sommeil
2. FRUSTRATIONS - ce qu'elle a déjà essayé et qui n'a pas marché
3. DÉSIRS - ce qu'elle veut obtenir, formulé avec ses mots
4. PEURS - ce qu'elle craint en achetant une solution comme la mienne
5. OBJECTIONS - les dix raisons de ne pas acheter, classées par force
6. VOCABULAIRE - les expressions qu'elle emploie, et celles qu'elle
n'emploierait jamais
Après ces six blocs, dis-moi ce qui te manque pour être plus précis.
Cette dernière ligne n’est pas décorative. Viser le prompt parfait du premier coup marche moins bien que produire une première réponse, repérer ce qui manque, puis demander des précisions successives. Autant demander à l’IA de faire ce repérage elle-même.
⚠️ Ce que l’IA sort ici, ce sont des hypothèses. Elles doivent être recoupées ailleurs : avis clients, appels enregistrés, commentaires, forums, contenus des concurrents. La recherche d’avatar part des endroits où le persona écrit de lui-même, et sur un marché de professionnels, les contenus de leurs pairs ou de leurs formateurs donnent souvent plus que les vidéos grand public. Notre article sur la détection des douleurs clients détaille où aller chercher, et la méthode 80/20 en recherche explique quoi garder.
Attention à l’ordre, aussi : sans cible définie au départ, l’IA produit du générique, et tout ce qui vient après hérite de ce flou.
2. La structure, avant la première phrase
Il n’existe pas de structure universelle de page de vente, mais il existe une logique universelle : chaque section répond à l’objection implicite de la section précédente.
C’est ce qui fait qu’une page tient debout… ou s’écroule. Et c’est ce qu’une IA ne trouvera jamais seule, parce qu’elle ne sait pas ce que votre prospect a en tête à la ligne 40.
La structure de référence enseignée chez Copy House compte douze sections : Lead (qui porte la Big Idea), Enjeu, Autorité, Mécanisme, Preuve, Alternatives, Opportunité, Offre, Bonus, Garantie, Urgence, puis CTA et FAQ. Chacune a une fonction, chacune traite des objections précises. Notre article sur la structure d’une page de vente en 7 étapes en donne une version resserrée.
Copy House travaille aussi à partir de dix-sept questions récurrentes, repérées dans les grandes pages de vente et VSL du marché : si une copy y répond, elle a les fondations pour convertir. Les trois premières construisent le lead, les suivantes le corps, la dernière traite la garantie. Le principe se reproduit même sans la liste : faites émerger vos propres questions, écrivez les réponses, et les réponses deviennent les sections.
Voici mon persona [colle le résultat du prompt 1] et mon offre
[colle le document offre].
Ne rédige rien pour l'instant.
Étape 1 - Liste les questions auxquelles ma page de vente devra
répondre pour que cette personne achète. Classe-les dans l'ordre où
elles vont se poser dans sa tête pendant qu'elle lit. Pour chacune,
dis quelle objection elle cache.
Étape 2 - Regroupe ces questions en sections. Propose-moi un plan où
chaque section répond à l'objection que la précédente a laissée
ouverte. Justifie l'ordre.
Étape 3 - Pour chaque section, dis-moi en une ligne ce que le lecteur
doit croire en la terminant.
Si une section de ton plan ne répond à aucune objection de la liste,
retire-la et dis-moi pourquoi elle était là.
Cette dernière consigne sert de garde-fou. Une IA a tendance à produire des plans complets et symétriques, avec des sections qui existent parce qu’elles font joli dans un sommaire.
3. La Big Idea, qui n’est ni un titre ni une accroche
C’est la confusion la plus fréquente, et elle coûte cher. Un angle est une entrée narrative pour aborder un sujet. La Big Idea, c’est autre chose : une conviction nouvelle que le marché n’a pas encore.
Elle doit changer ce que le prospect croit être vrai, s’appuyer sur un mécanisme unique nommé, porter un momentum avant/après, et tenir en moins d’une phrase. Et elle doit passer le test des 4U : Unique, Urgent, Ultra-spécifique, Utile.
Sans mécanisme, ce n’est qu’une idée. Le mécanisme unique, c’est ce qui rend la promesse croyable : la raison pour laquelle ça marche, et pourquoi ça n’avait pas marché avant.
⚠️ La Big Idea se trouve avant la structure, et elle doit être présente dès le titre. Une Big Idea découverte à la troisième page n’existe pas.
Voici mon persona, mon offre et mon plan de sections.
[colle les trois]
Propose-moi douze Big Ideas pour cette page.
Une Big Idea n'est ni un titre, ni une accroche, ni un angle. C'est
une conviction nouvelle que ce marché n'a pas encore, et qui change
ce que le prospect croit être vrai.
Chacune doit :
- tenir en moins d'une phrase
- nommer un mécanisme unique (la raison pour laquelle ça marche, et
pourquoi ça n'avait pas marché avant)
- porter un avant/après que le prospect peut se représenter
Pour chacune des douze, note de 1 à 5 sur les quatre critères
suivants. Donne la note, pas un commentaire :
UNIQUE (personne ne le dit sur ce marché)
URGENT (il y a une raison d'agir maintenant)
ULTRA-SPÉCIFIQUE (aucun mot ne pourrait servir à une autre offre)
UTILE (le prospect y gagne quelque chose de concret)
Puis classe-les par total, et pour les trois premières, écris la
phrase exacte telle qu'elle apparaîtrait dans mon titre.
Une même offre peut donner plusieurs pages selon l’angle, la Big Idea, le mécanisme ou le niveau de conscience visé. Donc gardez les douze : elles serviront le jour où les conversions baisseront.
4. La rédaction, section par section, jamais d’un bloc
Demander la page entière en une fois est le moyen le plus rapide d’obtenir douze paragraphes tièdes. Une IA de rédaction efficace travaille au contraire en séquence : le Hero d’abord, validation de la structure, puis la rédaction section par section.
Il y a une raison à ça. Chaque section doit faire avancer la persuasion, et pour juger si elle le fait, il faut la lire seule. Noyée dans une page complète, une section molle passe inaperçue.
On rédige section par section. Tu ne passes à la suivante que quand
je te le dis.
Contexte permanent : [persona] [offre] [Big Idea retenue] [plan]
Pour la section « [nom de la section] » :
- ce que le lecteur croit en y arrivant : [...]
- ce qu'il doit croire en la terminant : [...]
- l'objection qu'elle traite : [...]
Règles d'écriture :
1. Chaque phrase apporte un bénéfice, une preuve, une réponse à une
objection, ou une information nouvelle. Si une phrase ne fait
aucun des quatre, supprime-la.
2. Toute caractéristique est traduite en bénéfice, puis creusée :
caractéristique, bénéfice, bénéfice du bénéfice, bénéfice final.
Ne t'arrête pas au premier niveau.
3. Une seule idée nouvelle par section.
4. Interdits : superlatifs sans preuve, promesses de résultats
chiffrés que je n'ai pas validés, et toute phrase qui pourrait
figurer sur la page d'un concurrent.
Écris trois versions de cette section, différentes dans l'approche,
pas dans les synonymes.
La règle 2 mérite qu’on s’y arrête, parce que c’est là que la plupart des pages s’arrêtent trop tôt. Une caractéristique décrit ce qu’est le produit. Un bénéfice dit ce que le prospect obtient. Mais même un bénéfice de premier niveau reste souvent trop abstrait pour déclencher quoi que ce soit : « devenir un bon copywriter » ne fait rien ressentir. Il faut creuser jusqu’au bénéfice final, celui dans lequel le prospect se projette physiquement.
Et pendant qu’on y est, traduisez les livrables en termes que le client comprend sans effort. « 5 angles publicitaires » ne dit rien à un prospect non initié, alors que « 5 angles, soit 50 créatives prêtes à l’emploi » se comprend immédiatement.
Le lead, lui, répond à deux questions dès les premières lignes : qu’est-ce que j’y gagne, et en quoi est-ce différent. Notre article sur le lead détaille pourquoi c’est là que tout se joue.
5. La critique, par le client idéal lui-même
C’est le prompt que presque personne n’utilise, et c’est celui qui rapporte le plus.
Un GPT devient beaucoup plus utile quand il cesse de corriger le texte pour adopter le point de vue documenté du client idéal. On ne lui demande plus « ce texte est-il bon ? », question à laquelle il répondra toujours oui, mais « qu’est-ce que cette personne précise se dit en lisant ça ? ».
Tu n'es plus un assistant rédactionnel. Tu es la personne décrite
ci-dessous, et tu viens de tomber sur cette page de vente.
[colle le persona complet]
Procédure, dans cet ordre, sans en sauter une :
1. Lis la page entière. Donne-moi ton ressenti global en trois
phrases, avec tes mots à toi.
2. Reprends paragraphe par paragraphe. Pour chacun, dis :
- ce que tu as compris
- ce que tu as ressenti
- la question qui te vient et à laquelle la page ne répond pas
- à quel endroit précis tu aurais fermé l'onglet
3. Liste les objections qui te restent en tête à la fin, classées de
la plus bloquante à la moins bloquante.
4. Dis-moi les trois passages où tu n'as pas cru ce qui était écrit,
et pourquoi.
5. Réécris le passage que tu as trouvé le plus faible, comme il
aurait fallu l'écrire pour te convaincre toi.
Ne me ménage pas. Si la page ne te donne pas envie d'acheter,
dis-le et explique où ça s'est joué.
Ce protocole marche d’autant mieux que le persona contient des verbatims, repris mot pour mot. Une IA nourrie de phrases entendues en clientèle critique bien mieux qu’une IA nourrie de tranches d’âge.
Le geste qui fait qu’une IA écrit comme vous
Il reste un problème que les cinq prompts ne règlent pas : le texte sort correct…
… sauf qu’il ne sonne toujours pas comme vous.
La consigne de style n’y peut rien. Demander « écris avec un ton direct et naturel » produit ce que le modèle croit être direct et naturel, c’est-à-dire une moyenne.
Ce qui marche, c’est le contraste. Faites générer un texte, réécrivez-le vous-même, puis donnez les deux versions au modèle avec l’analyse de l’écart :
Texte initial (le tien) : [...]
Ce qui ne va pas dedans : [...]
Texte final (le mien, corrigé) : [...]
Répétez une trentaine de fois. Compilez ces triplets dans un document. Chargez-le comme base de savoir dans un GPT personnalisé. Le modèle apprend alors la transformation attendue, et non l’adjectif.
C’est un investissement d’une fois, qui sert ensuite sur tous les projets. Notre article sur la voix de copywriter explique ce qu’il faut avoir compris de sa propre écriture avant de tenter de la transmettre à une machine.
Les trois endroits où l’IA coûte la vente
Le mécanisme unique. L’IA écrit très bien ce qui existe déjà, donc elle produira un mécanisme qui ressemble à ceux du marché. Or le mécanisme est justement ce qui vous en distingue. Une page qui en manque cumule ensuite tous les autres symptômes : hiérarchie éclatée, vocabulaire en caractéristiques sans bénéfices, preuve sociale mal placée.
Le jugement sur la sortie. L’IA ne sert efficacement que quelqu’un qui maîtrise déjà les fondamentaux. Pour juger si un texte est bon, il faut comprendre ce qui rend un texte efficace. Sans cette base, on publie des livrables médiocres sans savoir les reconnaître comme tels.
Les chiffres et les sources. Tout ce que l’IA avance en chiffres, en citations ou en faits doit être vérifié avant publication. Ses réponses sont des pistes de travail, jamais des sources.
Il y en a un quatrième, plus difficile à voir : déléguer l’analyse de copy à une IA court-circuite votre apprentissage. Repérer, nommer et reproduire les fondamentaux, c’est ce qui construit l’œil. L’IA peut synthétiser ce que vous avez extrait vous-même, mais elle ne peut pas extraire à votre place sans que vous y perdiez la compétence.
Votre checklist avant d’envoyer une page écrite avec ChatGPT
- Le persona a été recoupé ailleurs, et non seulement généré
- La Big Idea tient en moins d’une phrase et passe les 4U
- Un mécanisme unique est nommé, et il n’appartient qu’à cette offre
- Chaque section répond à l’objection laissée ouverte par la précédente
- Une seule personne, une seule idée, un seul problème, un seul mécanisme
- Chaque caractéristique a été creusée jusqu’au bénéfice final
- Aucune phrase ne pourrait figurer sur la page d’un concurrent
- Le prompt de critique a été passé, et ses objections traitées
- Tous les chiffres et toutes les citations sont vérifiés à la source
- La page a reposé une nuit avant relecture
Le geste difficile à tenir seul
Regardez la liste ci-dessus. Les neuf premiers points, une IA bien nourrie vous aide à les tenir…
… mais le dernier, elle ne peut pas le rendre.
Parce que le prompt de critique simule un prospect à partir de ce que vous lui avez décrit. Donc il ne vous dira jamais ce que vous n’avez pas su voir vous-même dans votre marché. Un copy chief qui relit, lui, arrive avec ce que vous n’avez pas mis dans le document.
C’est pour ça que les pages travaillées en mentorat passent par une relecture humaine avant d’être envoyées, et c’est le geste que les membres viennent chercher chez Copy House : quelqu’un qui vend tous les jours et qui lit votre page sans vos angles morts.
Ce qu’il faut retenir
Cinq prompts, dans l’ordre : persona, structure, Big Idea, rédaction section par section, critique par le client idéal.
Mais l’énumération est trompeuse, parce que l’essentiel se joue avant le premier. Un prompt court sur une base riche bat un prompt de deux pages sur une base vide, à chaque fois. Donc si vous ne faites qu’une chose cette semaine, rassemblez vos meilleures pages, votre persona et votre offre dans trois documents propres.
Le reste, ce sont cinq copier-coller.
Questions fréquentes
ChatGPT peut-il écrire une page de vente en entier, sans intervention du copywriter ?
Non, pas sans y perdre la vente. L'IA est un assistant utile pour la recherche, la reformulation et la génération d'alternatives, mais un mauvais substitut au copywriter : les textes générés puis publiés tels quels sont reconnaissables, patterns répétitifs et formulations prévisibles, et cette reconnaissance abîme la crédibilité de la page.
Sans maîtriser les fondamentaux du copywriting, il devient aussi impossible de cadrer l'IA correctement, d'évaluer la qualité de ce qu'elle sort, ou de le personnaliser pour un persona précis. Un GPT préconfiguré par un expert compense une partie de ce manque, jamais la totalité.
Faut-il un prompt long et très détaillé pour obtenir un bon résultat ?
La longueur du prompt compte moins que ce qu'il pointe. La performance d'une IA copywriting dépend d'abord de la qualité des données fournies, pas de la sophistication du prompt : si la base (vos meilleures pages, vos emails, vos publicités déjà écrits) est fournie, le prompt peut rester court, parce que son rôle principal est de guider l'IA vers le bon document, pas de tout lui expliquer en une fois.
Le travail de fond n'est donc pas dans le prompt, qui se partage et se réutilise d'un client à l'autre, mais dans la qualité des documents associés à chaque dossier. Améliorer ses prompts sans améliorer ses documents plafonne vite.
Comment faire écrire l'IA avec ma voix plutôt qu'avec la sienne ?
Par contraste, pas par consigne. Demander « écris avec un ton direct et naturel » donne ce que le modèle croit être direct et naturel, c'est-à-dire une moyenne. Ce qui fonctionne : faire générer un texte, le réécrire soi-même, puis soumettre les deux versions côte à côte avec l'analyse de ce qui n'allait pas. Le modèle apprend l'écart entre les deux, pas l'adjectif.
Répétez l'opération une trentaine de fois, compilez ces paires dans un document, et chargez-le comme base de savoir dans un GPT personnalisé. Sans exemples corrigés, même un prompt bien structuré produit des sorties trop directes, trop clichées ou avec des ruptures de récit.
Comment éviter que ChatGPT invente un chiffre, une preuve ou une source ?
En ne lui attribuant jamais une capacité de vérification qu'il n'a pas exercée. Ses réponses restent des pistes de travail, pas des livrables : chaque source, chaque chiffre et chaque affirmation doit être contrôlé sur une source primaire avant de rejoindre la page.
Sur une page de vente destinée à un prospect payant, ce contrôle compte double. Un chiffre de conversion ou un résultat client sorti sans preuve derrière expose l'offre entière à un désaveu le jour où le prospect demande d'où il vient.
Dans quel ordre utiliser ChatGPT quand on écrit une page de vente ?
Jamais pour la rédaction en premier. La séquence est : persona, structure, Big Idea, rédaction section par section, puis critique par le client idéal. Sauter les deux premières étapes donne exactement ce qu'on retrouve sur les pages qui ne convertissent pas, de bonnes techniques de copy appliquées à un angle ou un ciblage qui ne tenait pas.
La rédaction elle-même est l'étape la plus courte du processus entier. La valeur se construit en amont, dans la recherche, la Big Idea et la structure des objections.
Vous voulez écrire des textes qui vendent ?
Copy House, c'est un à deux coachings par jour en marketing, copywriting et IA, et des mentorats où vous écrivez pour de vrai, relu par quelqu'un qui vend avec ses textes toute l'année.
